Qui sait vraiment comment la situation aurait évolué avec Royal... quand on voit le PS on se dit que notre Présidente aurait eu bien du mal à maintenir une once de crédibilité dans son orientation politique. Le Parti Socialiste n'est plus que l'ombre de lui-même, depuis 2002 et leur raclée au premier tour de la présidentielle, battu (excusez du peu) par le Front National et ses logiques xénophobes et nationalistes nombrilistes, et il aurait été incapable de maintenir l'unité (que l'on peut trouver à l'UMP, il faut bien l'avouer) derrière Royal à l'Elysée.
S'il y a bien une chose que l'on peut mettre au crédit de Sarkozy, c'est d'avoir redonner du punch à la fonction présidentielle. Ca nous change de Chirac qui ne sortait de l'Elysée que pour le Salon de l'Agriculture ou les voyages officiels. En attendant, à vouloir être partout, il fait tout n'importe quand n'importe comment, et gouverne la France dans l'urgence à coup de "mesures d'urgence" et de "réunions de crise". La République Française vit à l'heure Sarkozy, et le problème, c'est que pour pouvoir faire tout ce qu'il voudrait pouvoir faire, notre Président aurait besoin que le temps ralentisse autour de lui. Or le monde avance inexorablement, et je ne voudrais pas être à la place de Carla Bruni, qui doit littéralement vivre avec un éternel insatisfait de lui-même, frustré.
Conclusion de tout cela, s'il peut y en avoir une : la politique de Royal avec l'hyperimpliquation de la présidence Sarkozy nous aurait sûrement mieux servi que l'un sans l'autre.